Ils font partie des 49 cas
testés positifs dans toute la France dans le cadre de l’opération nationale de
contrôles des chauffeurs de cars scolaires et de transport public de personnes.
Ils devront prochainement comparaître devant la justice.
Le 30 janvier dernier, à
Châteaudun, un chauffeur de bus a perdu le contrôle du bus scolaire, entraînant
la mort d’une lycéenne de 15 ans et des blessures sur 20 autres personnes.
Ledit chauffeur avait consommé de la résine de cannabis, selon le parquet de
Chartres.
À peine quelques jours cet
accident, le gouvernement a décidé de mener une opération de contrôles
renforcés auprès des conducteurs de cars scolaires et de transport public de
personnes « afin de garantir la sécurité de tous les usagers ».
Le troisième jour de
l’opération nationale, débutée le 3 février, s’est déroulé dans le Val-d’Oise,
en présence du ministre auprès du ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur
François-Noël Buffet, et du ministre des Transports Philippe Tabarot, avec un
contrôle d’ampleur mené à Pontoise. Ce jour-là, ce sont trois chauffeurs qui
ont été testés positifs aux stupéfiants sur les 181 dépistages réalisés.
« C’est 49 de trop »
Au total, 49 chauffeurs ont
été testés positifs depuis le début de l’opération (44 aux stupéfiants et cinq
à l’alcool), indique un communiqué du gouvernement du 5 février. Parmi eux,
deux chauffeurs à Villefranche dans le Rhône, un à Carpentras dans le Vaucluse,
et un autre à Nanteuil-en-Vallée en Charente.
Si ces chauffeurs
représentent une infime partie des près de 9 000 tests effectués, pour
François-Noël Buffet, « C’est 49 [cas] de trop ». Le ministre
rappelle dans le même communiqué que « la conduite après usage de
stupéfiants est en cause dans près d’un accident mortel sur cinq, l’alcool dans
un accident mortel sur quatre. Les entreprises de transport scolaire ont une
responsabilité particulièrement importante en matière de sécurité, aucun écart
avec la loi n’est acceptable. »
Le ministre des Transports à
quant à lui annoncé avoir engagé un travail de propositions pour renforcer les
actions de préventions, et appelle les entreprises de transport collectif à lui
transmettre leurs propositions « pour renforcer la sensibilisation et
les dépistages au sein de leurs organisations ».
Les 49 conducteurs risquent jusqu’à
deux ans de prison et 4 500 euros d’amende. Dans l’attente de leur
jugement, tous ont fait l’objet d’une suspension de permis.
Allison
Vaslin