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(94) Une exposition en soutien aux femmes afghanes au barreau du Val-de-Marne

(94) Une exposition en soutien aux femmes afghanes au barreau du Val-de-Marne
Il s'agit de sa quatrième exposition éphémère © barreau du Val-de-Marne
Publié le 08/03/2025 à 11:59

« No Woman’s Land » propose une série de clichés de ces femmes, parmi lesquels le portrait désormais célèbre de la fille aux yeux verts pris par le journaliste Steve McCurry en 1984 durant la guerre.

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, officialisée en 1977 par les Nations unies, le barreau du Val-de-Marne a décidé de consacrer sa quatrième exposition éphémère aux femmes d’Afghanistan « et à leur combat ».

Intitulée « No Woman’s Land », cette exposition se veut être un soutien à celles qui, depuis l’arrivée au pouvoir des talibans, « sont confrontées à des interdictions drastiques qui vont jusqu’à dénier leur existence même », souligne le barreau.

Une dizaine de clichés parent désormais les locaux du barreau val-de-marnais, dont le célèbre portrait de la fille aux yeux verts, longtemps restée sans nom, avant d’être retrouvée près de vingt ans plus tard par le Steve McCurry. Sharbat Gula avait été photographiée en 1984 par le journaliste américain dans un camp de réfugiés afghans au Pakistan, alors qu’elle était forcée de quitter son pays en proie à la guerre.

Cette exposition est également l’occasion de rappeler le quotidien des femmes afghanes, notamment depuis la création, dans le pays, d’un « ministère de la Promotion de la Vertu et de la Répression du Vice », en remplacement du ministère des affaires féminines, en septembre 2021.

Début 2022, les filles s’étaient vues interdites d’aller à l’école au-delà du primaire, et les femmes, d’occuper des emplois à l’extérieur de leur domicile et de fréquenter des parcs. En 2023, les mariages précoces et arrangés avaient quant à eux explosé.

« Aujourd’hui, ce sont 13,8 millions de femmes et de filles qui se retrouvent privées d’enseignement, dénuées de la parole, confinées à leur domicile avec des moyens de subsistance limités et des services essentiels inaccessibles. [Elles] sont d’autant plus exposées aux violences que les autorités ont dissous les tribunaux spécialisés pour les femmes et relevé toutes les femmes juges de leur fonction. Et pourtant elles résistent, elles veulent recouvrer leur liberté , elles restent dignes et … debout ! » pointe le barreau.

Les visiteurs extérieurs peuvent se rendre à l’ordre des Avocats pour découvrir l’exposition, ou bien la consulter sur le site internet du barreau.

Allison Vaslin

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