« No Woman’s Land »
propose une série de clichés de ces femmes, parmi lesquels le portrait
désormais célèbre de la fille aux yeux verts pris par le journaliste Steve
McCurry en 1984 durant la guerre.
À l’occasion de la Journée
internationale des droits des femmes, officialisée en 1977 par les Nations
unies, le barreau du Val-de-Marne a décidé de consacrer sa quatrième exposition
éphémère aux femmes d’Afghanistan « et à leur combat ».
Intitulée « No
Woman’s Land », cette exposition se veut être un soutien à celles qui,
depuis l’arrivée au pouvoir des talibans, « sont confrontées à des interdictions
drastiques qui vont jusqu’à dénier leur existence même », souligne le
barreau.
Une dizaine de clichés parent
désormais les locaux du barreau val-de-marnais, dont le célèbre portrait de la
fille aux yeux verts, longtemps restée sans nom, avant d’être retrouvée près de
vingt ans plus tard par le Steve McCurry. Sharbat Gula avait été photographiée
en 1984 par le journaliste américain dans un camp de réfugiés afghans au
Pakistan, alors qu’elle était forcée de quitter son pays en proie à la guerre.
Cette exposition est
également l’occasion de rappeler le quotidien des femmes afghanes, notamment
depuis la création, dans le pays, d’un « ministère de la Promotion de la
Vertu et de la Répression du Vice », en remplacement du ministère des
affaires féminines, en septembre 2021.
Début 2022, les filles s’étaient
vues interdites d’aller à l’école au-delà du primaire, et les femmes, d’occuper
des emplois à l’extérieur de leur domicile et de fréquenter des parcs. En 2023,
les mariages précoces et arrangés avaient quant à eux explosé.
« Aujourd’hui, ce
sont 13,8 millions de femmes et de filles qui se retrouvent privées
d’enseignement, dénuées de la parole, confinées à leur domicile avec des moyens
de subsistance limités et des services essentiels inaccessibles. [Elles] sont
d’autant plus exposées aux violences que les autorités ont dissous les
tribunaux spécialisés pour les femmes et relevé toutes les femmes juges de leur
fonction. Et pourtant elles résistent, elles veulent recouvrer leur liberté ,
elles restent dignes et … debout ! » pointe le barreau.
Les visiteurs extérieurs
peuvent se rendre à l’ordre des Avocats pour découvrir l’exposition, ou bien la
consulter sur le site internet du
barreau.
Allison
Vaslin