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(75) La mairie de Paris sera jugée pour l'explosion de la rue de Trévise

(75) La mairie de Paris sera jugée pour l'explosion de la rue de Trévise
Publié le 03/03/2025 à 12:24

Le 12 janvier 2019, une explosion dévastatrice détruisait un immeuble d’habitations au 6, rue de Trévise, dans le 9e arrondissement de Paris, causant la mort de quatre personnes. Des manquements de la municipalité et du syndic de copropriété avaient été pointés du doigt par le parquet, qui avait requis un procès pour homicides et blessures involontaires.

Quatre morts dont deux pompiers, 200 blessés et près de 400 sinistrés : le bilan du drame était bien lourd. Les investigations menées depuis ont permis de mettre en lumière des négligences imputées à la mairie de Paris et au syndic de copropriété SAS CIPA.

D’après les informations du Monde, la Ville et le syndic seront jugés devant le tribunal correctionnel pour « homicides et blessures involontaires » ainsi que pour « destruction, dégradation ou détérioration par l’effet d’une explosion ou d’un incendie de biens immobiliers ou mobiliers » ; une décision qui suit les réquisitions du parquet de Paris prononcées il y a quelques mois, et qui d’après leurs avocats, « soulage » l’association des victimes et les rescapés de la catastrophe.

Un procès prévu pour 2026

En octobre 2024, un communiqué du parquet signé Laure Beccuau relevait des manquements de la part des deux organes, qui auraient directement conduit à la tragédie : « Il est reproché à la Ville de Paris d’avoir commis des fautes d’imprudence et négligence, en ne diligentant pas les investigations nécessaires pour déterminer la cause de l’affaissement du trottoir devant le porche du n°6 rue de Trévise, et en n’effectuant pas les travaux nécessaires pour y remédier », précisait entre autres la procureure de Paris.

Dans une ordonnance publiée le 21 février 2025, les juges d’instruction ont donc suivi ces réquisitions et ordonné le renvoi de la mairie de Paris et du syndic de copropriété devant le tribunal correctionnel pour homicides et blessures involontaires, ainsi que pour destruction, dégradation ou détérioration par l'effet d'une explosion. Le procès devrait se tenir début 2026, soit juste avant les élections municipales.

La date finale reste cependant incertaine. Le Monde précisait, le 28 février, qu’ « une réunion préparatoire est prévue en mars avec les parties pour fixer le calendrier de procédure » avant une audience au 23 mai pour déterminer le calendrier judiciaire définitif.

Mylène Hassany

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