Située dans l’hôpital
Antoine-Béclère/AP-HP à Clamart, cette structure spécialisée dans la prise en
charge globale des femmes majeures victimes de violences, inaugurée en présence
de la procureure de la République adjointe du tribunal de Nanterre, a ouvert le
10 mars dernier.
Et une de plus. Le 10 mars
dernier, une nouvelle Maison des femmes a officiellement ouvert ses
portes à Clamart (Hauts-de-Seine), à la suite de son inauguration, deux jours plus tôt, en présence de
Virginie Deneux, procureure de la République adjointe au tribunal judiciaire de
Nanterre qui représentait le Pôle VIF du parquet, et d'Iris Vezyroglou, juriste
assistante violences intrafamiliales. Il s’agit de la deuxième structure de ce
genre dans les Hauts-de-Seine, après celle ouverte à Nanterre en 2022, et de la
cinquième implantée au sein d’un établissement de l’AP-HP en France.
Située au sein de l’hôpital
Antoine-Béclère/AP-HP, cette nouvelle structure spécialisée dans la prise en
charge globale des femmes majeures victimes de violences « constitue un
dispositif de prise en charge unique, en lien direct avec l’Unité d’Accueil
Pédiatrique Enfants en Danger de l’hôpital (UAPED), qui joue un rôle essentiel
dans l’identification et le diagnostic des situations de violences faites aux
enfants et adolescents », explique le tribunal.
Dès le mois prochain, le
parquet de Nanterre devrait d’ailleurs intervenir auprès des personnels
soignants concernés afin de les sensibiliser aux enjeux du signalement médical
en matière de violences au sein du couple, précise-t-il.
Une équipe pluridisciplinaire
pour accompagner les femmes
Dans cette nouvelle Maison
des femmes intégrée au service de gynécologie-obstétrique de la Pr Alexandra
Benachi à l’initiative de la démarche, les femmes victimes peuvent bénéficier
d’un accompagnement global avec des expertises médicales, sociales,
psychologiques et juridiques.
Elles peuvent ainsi consulter
et être au contact de médecin, sage-femme, gynécologue ou encore de psychologue
et psychiatre. Et grâce à un partenariat avec les services de police et de
justice, les femmes peuvent également être accompagnées vers un dépôt de
plainte au sein de l’hôpital si elles le souhaitent, en plus d’être orientées
juridiquement et aidée dans l’accès à leurs droits.
Et bien que la Maison des
femmes ne soit pas dotée de lits, les patientes peuvent toutefois trouver des
vêtements et des kits d’urgence, comme l’a confié la sage-femme Marine
Muscat-Orbach au média Challenges.
Par ailleurs, des ateliers
pour l’amélioration de l’estime de soi et des séances d’art thérapie, de
réflexologie, ainsi que l’accès à certaines activités sportives sont proposées
aux patientes, dans cette maison qui a été conçue avec des couleurs douces et
une décoration intimiste afin de « susciter la confiance chez les
femmes pour qui cette démarche représente souvent une décision difficile ».
Allison
Vaslin